Malgré une campagne empreinte de singularité, Nord Céréales est parvenu à exporter 2,2Mt de céréales. Cela fait de lui le 2ème silo portuaire de France sur l’exercice 2020/2021. Toujours en croissance, la SICA a investi 32 millions d’euros dans la modernisation du site et le développement de ses capacités d’exportation.

Dunkerque, le 19 Novembre 2021 – « À notre grande surprise, cette campagne 2020/2021 a été plus que correcte puisque nous avons exporté un peu plus de 2,2Mt de céréales, soit 20% de moins qu’en 2019 » déclare Laurent Bué, président de Nord Céréales. Le silo portuaire de Dunkerque se hisse ainsi à la deuxième place des silos exportateurs français. C’est une performance remarquable dans une période mêlant défi sanitaire et logistique à la fois.

Les rendements français de 2020, bien qu’ils soient de bonnes qualités, ne sont pas à la hauteur pour la quantité. Cette campagne a tout de même permis de confirmer la Chine comme première destination avec 1,6Mt de blé exporté. Les 315 000 t de céréales exportées depuis la France vers l’Egypte, l’ont été exclusivement depuis le port de Dunkerque.

« Afin d’assurer sa croissance, la SICA a voté un plan stratégique de développement. 32 millions d’euros seront ainsi investis sur 3 ans (2021-2024) afin de moderniser le site actuel et d’augmenter sa capacité de stockage » explique Joël Ratel, directeur général. Les travaux de modernisation ont consisté en une extension de la tour du port autonome de Dunkerque (PAD). La majorité d’entre eux ont été réalisés cet été. Malgré les difficultés que ce chantier a pu ajouter au travail quotidien des employés du silo portuaire, Nord Céréales n’a pas connu de rupture et a pu assurer le chargement des bateaux sans discontinuité.

Afin d’augmenter ses capacités de stockage, un nouveau silo sera construit sur la darse en 2022. Il permettra d’ajouter 49 000 t de stockage aux 330 000 t déjà présentes.

La récolte de 2021 s’est étendue de juillet à septembre et a été marquée par des aléas climatiques et sanitaires. Il en résulte une récolte avec des rendements médiocre, et une qualité hétérogène. « Disposant des outils nécessaires pour travailler le grain et pallier aux différences d’humidité, nous imaginons garder, pour l’exercice 2021/2022, nos destinations phares : l’Algérie et la Chine, et espérons conserver le Maroc et l’Egypte » confie Joël Ratel.

« Mais face à la hausse des prix de l’énergie et du fret maritime, la France pourrait perdre en compétitivité sur les destinations asiatiques, pourtant fortement demandeuses de céréales françaises. Le double objectif de ces travaux, à la fois de modernisation et d’accroissement du site, vise justement à maintenir la compétitivité du silo portuaire  » conclut Joël Ratel. 

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