Les dégâts de la faune sauvage sur les cultures et les élevages sont loin d’être anodins

Que ce soit le grand gibier ou la petite faune, les dégâts de la faune sauvage sur les cultures et les élevages sont loin d’être anodins et impactent chaque année les exploitations agricoles. L’ampleur de ces dégâts n’étant ni recensé, ni quantifié, une question se pose : comment remonter ces incidents et se faire indemniser ?
Un guide pratique pour se faire indemniser les dégâts de grand gibier
Face aux dégâts causés par le grand gibier, les exploitants agricoles peuvent bénéficier d’un dispositif d’indemnisation, financé par les Fédérations de chasse, visant à compenser les pertes subies sur leurs cultures et récoltes.
Les Chambres d’agriculture, en collaboration avec la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) et la FNSEA, ont réalisé un guide pratique avec l’ensemble des éléments à connaître pour déclarer des dégâts de gibier sur ses parcelles. Ce guide vise à accompagner les exploitants dans cette démarche, notamment grâce à un schéma explicatif permettant de visualiser les différentes étapes de la procédure, depuis la constatation des dégâts jusqu’au versement de l’indemnité. Ces étapes sont à suivre scrupuleusement pour éviter le vice de procédure et toucher l’entièreté de sa compensation !
Ce guide pratique détaille également les conditions d’éligibilité, notamment les seuils de déclenchement, les bonnes pratiques à adopter, les informations essentielles sur le déroulement de l’expertise, les règles d’indemnisation et les éventuelles réductions pouvant être appliquées.
Une application pour faire remonter les dégâts de la faune sauvage à votre Chambre
En complément, les Chambres d’agriculture mettent à disposition une application de signalement des dégâts de la faune sauvage ; permettant aux agriculteurs de déclarer facilement les dommages observés, toutes espèces confondues, directement depuis le terrain. Elle vise, avant tout, à améliorer la connaissance des dégâts, à faciliter leur suivi et à renforcer le dialogue entre les acteurs agricoles et les partenaires du territoire.
En 2025, plus de 4 700 signalements réalisés par les agriculteurs ont permis aux Chambres d’agriculture de collaborer avec le gouvernement afin de renouveler les classements des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD). Pour continuer à soutenir les politiques de gestion de la faune sauvage, nous avons besoin de données concrètes issues du terrain. Il est donc essentiel de poursuivre cette mobilisation en continuant à signaler les dégâts.




