Le SCFP 4340 et le CSCSO réclament des négociations anticipées alors que le sous-financement et la crise du personnel s’aggravent au Conseil scolaire de district catholique MonAvenir
TORONTO–(BUSINESS WIRE)–Le Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario et le SCFP 4340, qui représentent les travailleuses et les travailleurs de l’éducation du Conseil scolaire catholique MonAvenir (CSC MonAvenir), exhortent le gouvernement Ford et le ministre de l’Éducation Paul Calandra à entamer dès que possible les négociations collectives avec les syndicats, car le sous-financement grave et la pénurie chronique de personnel continuent de nuire aux élèves et aux travailleuses et travailleurs de l’éducation dans tout l’Ontario.
« Il ne peut y avoir de statu quo alors que les travailleuses et les travailleurs de l’éducation et les élèves font les frais d’un sous-financement chronique », a déclaré Joe Tigani, président du CSCSO. « Il est essentiel d’entamer rapidement les négociations afin de stabiliser nos écoles et de remédier à la crise du personnel avant qu’elle ne s’aggrave davantage. »
Le SCFP-CSCSO exhorte le gouvernement à se présenter à la table des négociations prêt à augmenter les effectifs dans toutes les écoles de la province afin d’améliorer le soutien aux élèves et d’apporter les améliorations nécessaires à l’éducation financée et dispensée par l’État en Ontario.
Les conseils scolaires avertissent déjà les sections locales du SCFP que des milliers de travailleuses et travailleurs de l’éducation pourraient être licenciés en septembre 2026, après l’expiration de la convention collective actuelle en août. Ces réductions potentielles interviennent à un moment où les écoles ont déjà du mal à répondre aux besoins des élèves en raison d’années de financement insuffisant et de sous-effectifs.
« Le SCFP 4340 est prêt à s’asseoir à la table des négociations immédiatement », a déclaré Ginette Poulin, présidente du SCFP 4340. « Il y a toujours de la place pour du personnel supplémentaire, et cela est particulièrement vrai alors que notre convention collective expire en août prochain. Nous allons perdre plusieurs concierges, et certaines écoles n’en auront plus qu’un seul. Cela signifie que les concierges d’autres écoles devront prendre le relais, et si les élèves ne reçoivent pas le soutien dont ils ont besoin et que les salles de classe sont endommagées, ce sont les concierges qui devront nettoyer. Nous sommes très attachés à notre travail. Les écoles sont comme une deuxième maison pour nous, et nous nous donnons à 100 % chaque jour pour soutenir les élèves et le personnel. »
Il est essentiel d’entamer les négociations tôt afin d’apporter une certitude aux élèves, aux parents et aux travailleuses et travailleurs de l’éducation, et d’éviter une nouvelle année scolaire marquée par une crise due au sous-financement et au manque de personnel dans l’enseignement public. Le ministre Calandra peut publier un règlement permettant d’entamer les négociations jusqu’à 180 jours avant l’expiration de la convention actuelle à la fin du mois d’août, soit dès le début du mois de mars.
Statistiques clés :
- Selon le Centre canadien de politiques alternatives, le gouvernement Ford a sous-financé l’enseignement public à hauteur de 6,3 milliards de dollars.
- Selon le CSCSO, le gouvernement Ford a réduit le financement par élève de 1,4 milliard de dollars en 2026.
- Les travailleuses et les travailleurs de l’éducation membres du SCFP en Ontario effectuent actuellement l’équivalent de 1 355,5 emplois à temps plein (ETP) non rémunérés.
- 96 % des aides-enseignants et des travailleuses et travailleurs sociaux auprès des enfants et des jeunes en Ontario sont victimes d’incidents violents ou perturbateurs sur leur lieu de travail. 55 % d’entre eux déclarent que cela se produit tous les jours.
- Malgré les déclarations du gouvernement concernant un « financement historique » pour les écoles, le ratio élèves/personnel n’a pas amélioré depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Ford en 2018. En fait, pour certaines catégories d’emplois, le ratio élèves/personnel est pire aujourd’hui qu’en 2018.
- Les accords qui limitent la capacité des conseils scolaires à supprimer des emplois dans l’éducation expirent le 30 août 2026, ce qui signifie qu’il pourrait y avoir des licenciements massifs (comme plusieurs conseils scolaires l’ont indiqué) pour la rentrée scolaire de septembre prochain, à moins que ces accords ne puissent être renouvelés par le biais de négociations collectives.
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