Les géants de l’agroalimentaire rattrapés par la facture sanitaire

Antoine Fraysse-Soulier, analyste de marché pour eToro
En portant plainte contre Nestlé, Coca-Cola, PepsiCo, Kraft Heinz ou encore Kellogg’s, la ville de San Francisco ne se contente pas d’un coup d’éclat politique. Elle ouvre un nouveau chapitre dans la remise en cause du modèle économique de l’agroalimentaire industriel, accusé d’avoir contribué à une véritable crise de santé publique aux États-Unis.
Le cœur de l’attaque est clair, ce sont les aliments ultratransformés (sodas, chips, plats préparés, céréales pour enfants) représentent aujourd’hui plus de 70 % des produits disponibles dans les supermarchés américains. Conçus en laboratoire, riches en sucres ajoutés, sel, graisses raffinées et additifs, ils sont, selon la plainte, délibérément formulés pour être bon marché et consommés de manière répétitive. Le procureur de San Francisco établit un lien direct entre ces produits et l’explosion des maladies métaboliques,



